Une question qui taraude notre esprit depuis quelques temps. Cette question est posée par les chauffeurs VTC, anciens et nouveaux, mais chose surprenante, par les personnes qui sont tentées par le métier mais qui hésitent.
Le VTC faisait le beau temps de 2013 à 2019, jusqu’à l’arrivée du covid 19, on avait l’impression qu’on rentrait en récession à cette époque l’inflation avait pris le dessus, et que les ménages avaient dû mal à joindre les deux bouts. Forcément, cela a eu un impact sur les activités professionnelles, la restauration, l’hôtellerie et le transport.
Jusqu’en 2022, il était possible de faire du chiffre, d’atteindre les objectifs au niveau de la clientèle, mais depuis 2023, plus de 50% des chauffeurs se plaignent car le marché est saturé, tous les jours de nouveaux arrivants, ce qui fait qu’il y a plus d’offre que de la demande. D’autres facteurs peuvent aussi expliquer le ralentissement de l’activité de VTC, notamment le rattachement que font beaucoup de VTC, ils préfèrent ne pas créer leur entreprise ou se mettre en statut auto entrepreneur pour ne pas payer les charges, ainsi donc ils sont rattachés à des entreprises parfois fictives pour lesquelles ils payent seulement 1% de leurs Chiffres d’affaires, le reste va dans leur poche, du coup ils ne payent pas l’Urssaf.
L’autre facteur qui ralentit l’activité de VTC, c’est la présence des faux chauffeurs, qui n’ont pas la carte VTC, mais qui préfèrent louer d’autres comptes pour travailler.
Les autorités doivent agir au plus vite pour ne pas faire mourir ce beau métier, sinon ce seront des centaines de milliers de personnes qui vont se retrouver au chômage à court, moyen ou long terme.
Fatoumata YARANANGORE
Djok Prestige